<img alt="" src="https://secure.refl3alea.com/149753.png" style="display:none;"> Assurer la sécurité des mineurs, au Canada et à l'étranger

Assurer la sécurité des mineurs, au Canada et à l'étranger

Écrit par Emilie Filion le 06 août 2018

Partie intégrante de l'économie du Canada, l'exploitation minière contribue pour près de 53 milliards de dollars au PIB et compte pour plus de 20 % des exportations. Les sociétés minières emploient plus de 375 000 travailleurs et sous-traitants, et comptent sur 3 700 fournisseurs, faisant de cette industrie une pierre angulaire de l'économie. Ce domaine s’avère par conséquent très complexe.

 

D'innombrables règlements et normes de conformité

Pour réussir et être sécuritaire lors de leurs opérations, les entreprises minières doivent assurer une coordination constante entre tous les intervenants. Intervenants qui possèdent une variété de compétences, de qualifications et de spécialisations. Au fur et à mesure que les sociétés minières canadiennes étendent leurs activités à d’autres régions du monde, elles doivent souvent faire affaires avec des chaînes d’approvisionnement locales et à une main d’œuvre au bagage totalement différent. Ces différentes régions du monde ont leurs propres normes et règlements de conformité et peuvent être très différents de ce qui est attendu au Canada. Cela ajoute une autre couche de complexité lors de la gestion des sous-traitants.

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Protéger les sous-traitants reste un défi sérieux

Les entreprises internationales sont confrontées à une mosaïque de règlements et de normes rendant la tâche d’assurer la sécurité des travailleurs et des sous-traitants laborieuse et coûteuse. Néanmoins, assurer la sécurité des travailleurs, qu'il s'agisse d'employés ou de sous-traitants locaux, est quelque chose que les entreprises doivent faire, peu importe l’endroit où elles opèrent.

La plupart des entreprises ont développé des plans d’action pour leurs propres employés, mais ça demeure toujours un défi en ce qui concerne les sous-traitants. Malheureusement, il est encore fréquent que les sous-traitants ne soient pas bien intégrés à la culture de sécurité d’une entreprise. Les normes de sécurité et les exigences qu’ont les entreprises à l’international pour les sous-traitants peuvent également ne pas être aussi complètes que celles en vigueur à la maison mère. Ces différences mettent des vies en danger et rendent les entreprises vulnérables aux poursuites judiciaires, aux responsabilités et aux réactions sociales - si elles sont assez sérieuses – et peuvent faire du tort à l’entreprise.

Heureusement, les avancées technologiques permettent aux sociétés minières opérant à l’international de combler leurs lacunes en matière de connaissances et de formation, réduire leurs risques en lien avec la sous-traitance et organiser leur gestion des risques en santé et sécurité sans réduire leur bénéfice net, peu importe où se situe leurs opérations. La clé est de s'assurer que tout le monde sur un chantier, qu'il soit employé ou sous-traitant, est qualifié.

 

Un environnement de travail dangereux et des statistiques qui donnent à réfléchir

Les mineurs sont exposés à de nombreux risques potentiellement mortels, y compris les effondrements, les impacts suite à un dynamitage, les inondations, les gaz toxiques et les fuites chimiques, les électrocutions, l'inhalation de poussière, les charges et les équipements lourds, ainsi que l'exposition à des bruits qui peuvent perforer les tympans. Alors que les incidents sont rares, ils sont à haut risque, et les accidents peuvent anéantir bien des vies.

L'Organisation internationale du travail (OIT) estime que les mineurs représentent 1 % de la main-d'œuvre mondiale, mais représentent 8 % des accidents mortels. Au Canada, même si le rendement moyen en matière de sécurité s'est amélioré, les blessures graves évitables et les décès attribuables aux maladies professionnelles continuent de menacer les travailleurs. Après la pêche et le piégeage d’animaux qui possèdent le taux d'accidents mortels en milieu de travail le plus élevé, vient au deuxième rang le travail dans les mines avec 46,9 décès par 100 000 travailleurs. Il existe peu de données sur la répartition entre les employés et les sous-traitants, mais les entrepreneurs qui ne sont pas familiers avec les sites et qui ne sont pas intégrés à la culture de sécurité sont inévitablement plus à risque.

 

La formation et la confiance sont essentielles

Dans l'industrie minière, peut-être plus que dans tout autre domaine de travail, la gestion de la sécurité commence dès la préparation des plans du site. C'est ensuite la formation adéquate, qui tombe sous la responsabilité de chaque mineur, qui peut faire la différence entre la vie et la mort. La confiance envers les travailleurs est essentielle pour s'assurer que le risque, qui est toujours présent, d'un incident mettant la vie en danger est minimisé. Les mineurs comptent non seulement l'un sur l'autre, mais aussi sur leurs superviseurs et gestionnaires pour s'assurer que leurs collègues soient bien formés pour travailler dans des environnements aussi dangereux. Il n'y a pas de place pour l'erreur. S'assurer que tout le monde respecte pleinement les normes de formation et de sécurité est le seul moyen de prévenir les accidents.

 

Pressions sociales et juridiques croissantes au Canada pour protéger les travailleurs à l'étranger

Les firmes canadiennes ont également un rôle à jouer dans l’augmentation des normes de sécurité à l'échelle internationale. Les sociétés minières canadiennes sont actives dans plus de 100 pays à travers le monde, chacune ayant ses propres défis environnementaux, géographiques et sociaux. En appliquant des normes élevées et uniformes à travers leurs opérations mondiales, les entreprises canadiennes peuvent élever la barre en matière de sécurité. Il y a également un changement dans les contextes juridiques et sociaux qui amènent les entreprises canadiennes à devoir rendre des comptes chez elles, selon les lois et règlements canadiens, lorsqu'elles sont accusées de violations à l'étranger. Un accident n’importe où dans le monde est maintenant soumis à un examen minutieux. Être conforme sur le plan légal localement ne suffit plus.

Reconnaissant le rôle important que jouent les firmes canadiennes, l'Association minière du Canada a également lancé son initiative Vers le développement minier durable (VDMD) en 2004. Cette dernière fournit des principes, des lignes directrices et des outils pour promouvoir une exploitation minière responsable, soit un engagement à s’impliquer auprès des communautés locales, démontrer une responsabilité environnementale et respecter des niveaux élevés en matière de santé et de sécurité. Actuellement, 100 % des entreprises signataires de l'initiative ont mis en place des systèmes formels de gestion de la santé et sécurité.

 

Utiliser la technologie pour atteindre l’objectif zéro

Pour une grande société minière canadienne, atteindre le « zéro préjudice » était un objectif d'entreprise qui comprenait autant les sous-traitants et que les employés. Soumise à des normes élevées et à une pénurie de systèmes automatisés de gestion de l'information, l’entreprise s’est retrouvée avec d'importantes tâches administratives sans valeur ajoutée et un travail manuel visant à déterminer les attentes en matière de santé et de sécurité pour les sous-traitants. Téléchargez l'étude de cas pour en savoir plus sur la façon dont Cognibox a travaillé avec l'entreprise pour atteindre une performance de 12 mois sans accident, réduisant ainsi la fréquence totale des blessures consignées (Total Recordable Injury Frequency (TRIFR)) à un niveau incroyable de zéro.

Étude de cas : Industrie minière  Découvrez comment Cognibox a aidé à atteindre l'objectif de 0 accident en  gérant plusieurs sous-traitants. Téléchargez votre document <>
Emilie Filion
Emilie Filion

Emilie se fait un devoir d’aligner les stratégies, les ressources et les processus pour toujours livrer des projets de qualité qui donnent les résultats escomptés. Chez Cognibox depuis près de 10 ans, Emilie se spécialise dans la gestion de projets d’envergure en plus du développement de marché. Intègre, axée sur les résultats et dotée d’une grande éthique de travail, son expertise l’amène maintenant à guider les entreprises multinationales dans l’évolution de leurs pratiques d’affaires pour diminuer leur nombre d’accidents et atteindre les plus hauts standards en matière de santé et de sécurité. Curieuse et reconnue pour son insatiable besoin d’apprendre, elle est toujours prête à relever un nouveau défi. Véritable leader, Emilie mène avec brio chacun de ses projets.

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